Archive for April, 2014

Archéologie sous marine…

April 29, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

L’épave du Thésée bientôt renflouée

Article  du Figaro reprise par le site “Trois Ponts”

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La bataille des Cardinaux, le 20 novembre 1759. L'épave du «Thésée» a été localisée au sud-ouest de l'île Dumet.

Ce vaisseau de 74 canons, coulé lors de la bataille des Cardinaux en 1759, gît par 20 mètres de fond au large du Croisic.

 

Àvitesse lente, le chasseur de mines de la Marine nationale,Cassiopée, fait un passage au sud-ouest de l’estuaire de la Vilaine, à onze milles nautiques environ du Croisic et six nautiques de l’île d’Hœdic. Puis, le 12 juillet 2012, le navire met à l’eau deux plongeurs-démineurs. L’équipage sait exactement ce qu’il cherche: attester la présence du vaisseau de 74 canons, le Thésée.

Découvert par Jean-Michel Eriau, passionné à l’origine de la localisation de nombreuses épaves de la bataille des Cardinaux, et Jean-Michel Keroulé, président de la Société d’archéologie maritime du Morbihan, il doit reposer par 20 mètres de fond dans le prolongement du plateau de Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique) au sud-ouest de l’île Dumet. Lorsque les deux militaires remontent, leur rapport est sans appel et confirme la présence d’une importante quantité de bois sous les sédiments.

Présence de bois et de fer

Deux mois plus tard, le 14 septembre, c’est au tour de l’André-Malraux, l’un des navires de recherche du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), de quadriller la zone du naufrage et de constater à son tour la présence de bois et de fer. Pour tous les membres – élus locaux, chercheurs, archéologues, chefs d’entreprise et passionnés d’histoire – à l’origine de la future fondation qui sera chargée de la mise en valeur de l’épave, une importante étape vient d’être franchie.

Dans l’eau turbide de l’Atlantique, l’histoire d’une des plus cuisantes défaites de la marine française se dessine. En pleine tempête, le 20 novembre 1759, entre l’île Dumet, les rochers des Cardinaux et le plateau du Four, l’escadre française du maréchal de Conflans vient d’être écrasée par les navires de l’amiral anglais Hawke. La suprématie anglaise est désormais absolue.

Trois ans après le début de la guerre de Sept Ans, la France qui rêvait de débarquer ses troupes en Écosse pour défier à terre le roi d’Angleterre vient de perdre six vaisseaux de haut rang et, avec eux, la tristement célèbre bataille des Cardinaux. C’est un désastre. Dès le matin, leFormidable, 80 canons, a été pris, puis le Héros contraint à amener son pavillon. Forte de 27 navires, l’escadre anglaise ne leur a laissé aucune chance.

Au cours d’une manœuvre destinée à soutenir l’arrière-garde française, deux vaisseaux de 74 canons, le Superbe et le Théséedisparaissent dans une mer de plus en plus forte. Forcé à virer précipitamment, les sabords de sa batterie basse restés ouverts, le Thésée coule avec 630 de ses hommes, dont Guy-François Kersaint, comte de Coëtnempren, son capitaine et deux de ses fils, Jacques Guy-François et Guy-François.

Le soir du combat, le Soleil-Royal, le navire amiral de 80 canons, s’échoue devant Le Croisic, suivi duHérosqui sera brûlé. Désemparé, le Juste, 70 canons, coule à l’embouchure de la Loire. Les Anglais n’auront perdu que deux navires: l’Essex et la Resolution, fracassés sur les récifs du plateau du Four.

Plus de 250 ans après son tragique naufrage, le Thésée pourrait refaire surface. Depuis le 30 septembre et l’étude conduite par les spécialistes de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) à bord de la vedette l’Haliotis, les archéologues disposent en effet d’une vision plus détaillée de la masse magnétique de l’épave et de l’épaisseur des sédiments qui recouvrent ses structures.

«Nous avons désormais une idée plus nette de son état de conservation, assure l’amiral Olivier Lajous, passionné par la découverte du Thésée. Et il y a tout lieu de croire que le navire est pratiquement intact. Sa fouille, dès que les autorisations administratives seront confirmées, devrait permettre de mettre au jour une véritable photographie de la vie à bord d’un vaisseau de 74 canons à l’époque de Louis XV. Protégée par la vase, la coque du Théséepourrait, si son état le permet, être remontée et exposée dans un musée, à l’image du i, le navire suédois renfloué en 1961 et exposé à Stockholm.»

Un enjeu archéologique sans précédent pour la future fondation et un projet majeur pour la région Bretagne et l’histoire de la marine française. Reste à trouver les maîtres d’œuvre et le financement.

Week-end agité pour les secours en mer…

April 28, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

Un week-end agité pour les secours au large de la Bretagne

Dossier(s) : Sauvetage et services maritimes
Editions: Mer et Marine.Newsletter du 28/04/2014
 
 
Tous les moyens de sauvetage maritime et les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) des côtes bretonnes n’ont pas chômé en fin de semaine dernière. 
 
Dans la matinée du  vendredi 25 avril, le CROSS Corsen est alerté de la chute à l’eau d’un homme de 41 ans et de sa  fille de 15 ans à la pointe de la Torche, à Penmarc’h. Un avion de patrouille maritime Atlantique 2, ayant capté le Mayday, se déroute immédiatement, alors le CROSS dépêche l’hélicoptère Dragon 29 de la sécurité civile, une vedette de la SNSM et les pompiers. La jeune fille est retrouvée dans un état grave, hélitreuillée et évacuée vers l’hôpital de Quimper. Plusieurs moyens sont engagés pour poursuivre les recherches pour retrouver son père : le Dragon 29, trois BSL (bateau de sauvetage léger) des pompiers, une vedette SNSM, une  vedette de la gendarmerie et des plongeurs. La partie Nord de la pointe de la Torche est ratissée, la dégradation des conditions météo n’a pas permis le ratissage de la partie Sud.  Vers 19h, les moyens nautiques ont suspendu les recherches compte tenu des conditions météo. Des équipes terrestres des pompiers et de la gendarmerie ont longé la falaise et fouillé les rochers profitant de la marée basse. Les recherches terrestres sont  suspendues vers 22h, les conditions météo ne permettant plus de les poursuivre.
 
Dans la nuit du 26 avril,  le CROSS Corsen est alerté par le centre de consultation médicale maritime de Toulouse qu’un passager du Cap Finistère de Brittany Ferries doit être évacué. Le Cap Finistère se dirige vers Santander. Le passager, un britannique de 59 ans, est blessé à l’épaule.  Le CROSS Corsen dépêche immédiatement l’hélicoptère Caïman de la marine nationale avec une équipe médicale du service de santé des armées à bord et un plongeur. L’hélicoptère arrive sur zone à 3h10, le blessé est hélitreuillé vers 3 h 20. Vers 4h20, le malade est pris en charge à l’hôpital de la Cavale Blanche de Brest. 
 
Plus tard dans la journée, le CROSS Etel est alerté par le chimiquier  italien Letizia Effe qu’un marin est blessé et saigne abondamment. Après une conférence avec le  centre de consultation médicale maritime de Toulouse, l’évacuation médicale est décidée vers 16h50. Le navire se trouve à 100 milles dans l’ouest de la pointe de Penmarc’h. Le CROSS Etel dépêche l’hélicoptère Caïman de la marine nationale, qui arrive sur zone vers 17h55 et procède à l’hélitreuillage de la victime vers 19h. Il est pris en charge à 19h20 à Brest.
Toujours dans la même soirée, le CROSS Corsen est sollicité par le voilier britannique Greta News en difficulté au sud de l’archipel de Molène. Il envoie alors la vedette des douanes Kermorvan sur zone, puis la vedette SNSM La Louve du Conquet et enfin l’hélicoptère Caïman. Après un passage de remorque délicat, la vedette SNSM réussit à ramener le voilier à Camaret. Les passagers sont choqués mais sains et saufs.
 
Dans la matinée du dimanche 27, le CROSS Etel est alerté par les pompiers qu’un jeune homme demande une assistance car il est réfugié sur un rocher en mer à 300mètres environ de la côte du Croisic. Sorti en mer à bord d’un bateau pneumatique de 3 mètres, ce jeune homme de 23 ans a subi une avarie moteur et a été contraint de sauter de son embarcation  malmenée par une mer agitée. Porteur d’un gilet de sauvetage, il a joint les  pompiers par son téléphone mobile. Le CROSS Etel dépêche immédiatement l’hélicoptère Dragon 56 de la sécurité civile, une vedette de la SNSM du Croisic et les pompiers. La vedette de la SNSM a réussi à récupérer le jeune homme vers 11h20. Choqué, il a été pris en charge par les sapeurs pompiers.  
 
 

Assemblée générale de l’amicale des Anciens Cols Bleus de l’Île Ré

April 22, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014 Rivedoux-Plage Synthese 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014 Medaille d'honneur FAMMAC-Monique-Rivedoux-13 avri 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014L’Amicale des Anciens Cols Bleus de l’île de Ré réunissait en Assemblée Générale ses adhérents pour ses soixante cinq ans à RIVEDOUX-PLAGE, salle des fêtes le dimanche 13 avril 2014 à 9h30 précises.

Sont présents monsieur Léon GENDRE conseiller général et maire de LA FLOTTE, monsieur Patrice RAFFARIN maire de RIVEDOUX-PLAGE, monsieur Claude CABANÉTOS administrateur AEAMMAC, le major Claude TESTÉ du CIRFA Marine de La Rochelle et les présidents des AMMAC, de Marennes et de La Tremblade, le président remercie monsieur le maire de RIVEDOUX-PLAGE d’accueillir cette assemblée générale dans son village pour le 65ème anniversaire de l’amicale (1949-2014)

Après lecture du compte-rendu de l’assemblée générale du 14 avril 2013, celui-ci est adopté. Le président fait l’appel des défunts et demande une minute de silence.

Le président précise les activités de l’amicale et remercie le conseil d’administration qui représente l’amicale dans tous les villages de l’Île. Il fait remarquer que l’amicale est toujours représentée dans chaque manifestation officielle de l’Île de Ré et aussi dans d’autres manifestions dans la région POITOU-CHARENTES. Il félicite les porte-drapeaux de l’amicale.

La trésorière madame MONCOUYOUX présente les comptes de l’exercice 2013-2014, le président remercie la trésorière de la bonne tenue des comptes. Madame MONCOUYOUX, pour sa troisième année dans cette fonction domine bien son sujet. Les comptes son adoptés et le quitus à la trésorière pour sa gestion est accordé à l’unanimité.

Suite à la démission de monsieur Raymond BELBEZE du conseil d’administration et en tant que porte-drapeau de notre amicale, monsieur Jacques COQUET de St MARTIN de RÉ, ancien officier marinier de la Marine Nationale, est candidat comme administrateur du conseil. Monsieur COQUET est élu à l’unanimité. La composition du nouveau bureau sera communiquée après la prochaine réunion du nouveau conseil d’administration.

 

Après les allocutions des personnalités présentes, le président Alain MONCOUYOUX, en tant qu’administrateur FAMMAC, rend compte de l’Assemblée Générale FAMMAC du 16 mars 2014 qui annonce quelques bonnes nouvelles, à savoir que la FAMMAC se stabilise après la tempête de ces dernières années. Les efforts de tous et en particulier les contacts et la dynamique proposés par le président Jean-Marc SCHINDLER permettent de valoriser notre fédération. L’amiral ROGEL, chef d’état major de la Marine nous a fait l’honneur de participer à l’assemblée générale de la FAMMAC le 16 mars 2014. Il a appuyé sur le fait que les anciens sont utiles et sont le dernier maillon de la chaîne entre les différentes générations. Il a demandé aux différents COMAR de faciliter le rapprochement avec les AMMAC.

Une nouvelle charte graphique avec un nouveau logo est en cours de réalisation et sera finalisée d’ici quelques mois .Une nouvelle affiche FAMMAC est présentée et quelques exemplaires seront à la disposition de toutes les AMMAC.

La cotisation du timbre fédéral FAMMAC passe de 7€ à 8€ au 1er janvier 2015. L’abonnement de l’excellente revue SILLAGE passe de 10€ à 12€ aussi au 1erjanvier. Un exemplaire a été offert à monsieur Patrice RAFFARIN, maire de RIVEDOUX-PLAGE.

De plus les porte-drapeaux de la région POITOU-CHARENTES ont été désignés pour le ravivage de la flamme à l’Arc de Triomphe en mars 2015. Une partition aux frais de déplacement est à l’étude par la FAMMAC.

 

Le président récompense le docteur Philippe COUZIGOU, Éric BELLIER, Michel CHAIGNE de la médaille de la fidélité à la FAMMAC et le diplôme associé.

Madame Monique MONCOUYOUX reçoit la médaille d’honneur de la FAMMAC et le diplôme associé pour son implication et son excellent travail comme trésorière de l’amicale.

 

La séance est levée à 11h15 heures. Cette année est marquée par quelques nouveautés suite aux travaux d’embellissement du village de RIVEDOUX-PLAGE. Un très beau défilé est constitué par la fanfare de Ste Marie de Ré, des pompiers de Ste Marie de Ré, de la SNSM de l’Île de Ré, de 13 porte-drapeaux, des officiels, des officiers, des officiers-mariniers, des présidents d’associations patriotiques, maires de l’île de Ré, et des Rétais et Rivedousais. Ce défilé nous conduit à la nouvelle esplanade du “souvenir” où est positionné le monument aux morts après sa restauration et son nouvel emplacement.

Dans un premier temps, deux gerbes ont été déposées au pied du monument aux morts avant que ne résonne en fanfare La Marseillaise, reprise par la chorale Ré-Sonance.

Les discours d’Alain Moncouyoux, Patrice Raffarin puis Olivier Falorni, député de la circonscription, ont salué la cure de jouvence de la statue du poilu à quelques jours de la déclaration de la Grande Guerre.

 

Dans un deuxième temps, nous avons admiré la stèle sculptée par Jean-Marie MESLIN et dédiée “aux marins péris en mer». Après l’inauguration de cette stèle par monsieur Alain MONCOUYOUX initiateur du projet et Patrice RAFFARIN, de nouvelles gerbes ont été déposée au pied de ce nouveau monument suivie d’une minute de silence et de La Marseillaise.

Après une aubade de la fanfare et des chants de la chorale, un pot de l’amitié est offert par la municipalité.

 

La journée s’est poursuivie par un déjeuner dansant de 130 personnes, à la salle des Fêtes de RIVEDOUX-PLAGE, avec l’orchestre KAZINO, un excellent repas servi par le traiteur David ARSONNEAUX et une très bonne ambiance.

 

Merci à tous et à l’année prochaine le dimanche 12 avril 2015.

 

Le président de l’Amicale des Anciens Cols Bleus de Île de Ré

Administrateur et délégué régional POITOU-CHARENTES (Zone Sud)

Alain MONCOUYOUXDepot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014Depot de gerbes Rivedoux-plage 13 avril 2014 copie

Féminisation des Sous marins…!

April 22, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

 

Comment la marine va-t-elle s’y

prendre ?

Dossier(s) : Marine nationale
 

Article: “Mers et Marines” du 22 /04/2014

 
 

Si tout va bien, la sous-marinade française comptera, début 2017, les premiers équipages féminisés de son histoire. Il ne s’agit pour le moment que d’une expérimentation à petite échelle, qui sera uniquement menée sur un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE).

Le projet, qui mûrissait depuis plusieurs années, a été officiellement annoncé la semaine dernière par Jean-Yves Le Drian. Ce n’est toutefois pas une décision politique, surfant par exemple sur le principe de parité. L’embarquement de femmes sur les sous-marins français a, en fait, été proposée par l’été-major de la Force océanique stratégique (FOST), qui a soumis le projet au chef d’état-major de la Marine nationale. Ancien sous-marinier, l’amiral Bernard Rogel a validé le dossier, qu’il a présenté au ministre, ce dernier l’ayant accepté.

SNLE du type Le Triomphant (© MARINE NATIONALE)

SNLE du type Le Triomphant (© MARINE NATIONALE)

« Nous y allons pas à pas, prudemment et de manière contrôlée »

La marine française entend prendre tout le temps nécessaire pour mener cette expérimentation dans les meilleures conditions et en dresser le bilan : « Nous y allons pas à pas, prudemment et de manière contrôlée, afin que la greffe prenne ». Le processus va débuter dans les prochains jours avec un appel à candidatures, l’embarquement sur sous-marin étant historiquement basé sur le volontariat. Pour l’heure, seules les femmes officiers pourront postuler. D’ici l’automne, l’état-major devrait avoir une bonne vision du vivier disponible et pourra réaliser la sélection des lauréates. Celles-ci débuteront fin 2014/début 2015 la formation spécifique dispensée aux sous-mariniers, par exemple l’ingénierie nucléaire et les opérations. D’une durée d’un an, la formation doit permettre d’envisager un embarquement d’ici le début de l’année 2017. Les profils recherchés sont plutôt des officiers « séniors », c’est-à-dire ayant un grade de capitaine de corvette ou capitaine de frégate. Cela, afin de pouvoir confier à ces premières femmes sous-mariniers des postes clés, comme ceux de commandant adjoint opérations, commandant adjoint navire ou encore ingénieur chef de quart. Mais aussi officier médical.

En fait, l’EMM aimerait disposer d’un premier noyau de trois femmes, dont un médecin. La Rue Royale estime en effet que cette fonction, notamment dans son aspect de soutien psychologique à l’équipage, se prêterait bien à un SNLE. Sur le plan pratique, le médecin du bord dispose en outre de sa propre cabine. Quand aux deux autres femmes, elles partageraient une cabine double, configuration classique des chambres d’officiers sur ce type de sous-marin. Le chiffre de trois ne doit donc rien au hasard, résultant d’un compromis tenant compte notamment des contraintes de logement. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’expérimentation sera menée sur un SNLE et non un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) du type Rubis, beaucoup plus petit et moins spacieux au niveau des locaux vie.

A bord d'un SNA du type Rubis (© MARINE NATIONALE)

A bord d’un SNA du type Rubis (© MARINE NATIONALE)

La sélection toute aussi rigoureuse

Ce choix implique néanmoins une sélection extrêmement rigoureuse puisque les SNLE sont le socle de la dissuasion nucléaire française. « Il ne doit pas y avoir de dégradation du niveau professionnel, physique ou psychologique car il y a trop de choses en jeu, à commencer par la survie du bateau et de son équipage, avec en toile de fond la crédibilité de la dissuasion », explique-t-on à l’EMM, où l’on insiste bien sur le fait que cette volonté d’embarquer des femmes sur les sous-marins « n’est pas dogmatique ». En clair, s’il n’y a pas assez de candidates ou si celles-ci ne passent pas les tests d’aptitude, le projet sera ajourné. Il n’y aura pas, assure-t-on à l’état-major, de traitement de faveur au seul motif de vouloir être dans l’air du temps.

Ce pré-requis est donc essentiel pour maintenir le niveau opérationnel du bâtiment, mais aussi pour éviter tout ressentiment ou d’éventuelles discriminations qui pourraient nuire à la vie de l’équipage. Une fois les candidates « idéales » sélectionnées, il conviendra ensuite de voir comment elles s’intègreront dans le monde si particulier des SNLE. Une expérience très spéciale et difficile, ces sous-marins, armés par 110 marins, partant pour un cycle de patrouille de plus de 70 jours, sans retrouver la surface entre leur départ et leur retour. Comment, dans ce milieu fermé où règne la  promiscuité et où les hommes sont seuls maîtres à bord depuis plus d’un siècle, l’arrivée d’officiers féminins sera vécue ? C’est toute la question, à laquelle l’expérimentation doit répondre. « L’expérimentation durera un, deux, trois cycles… puis la marine tirera un bilan et fera des rectifications s’il y a lieu ». Si les conclusions sont positives, la féminisation des sous-marins pourra, à l’avenir, s’étendre à d’autres spécialités et d’autres catégories de personnel, comme les officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots. D’autant que les nouveaux SNA du type Barracuda, qui remplaceront les Rubis à partir de 2017, sont plus gros que leurs aînés et conçus dès l’origine pour pouvoir embarquer des femmes au sein de leur équipage  (60 marins).

Un SNLE du type Le Triomphant (© MARINE NATIONALE)

Un SNLE du type Le Triomphant (© MARINE NATIONALE)

Une initiative qui provoque des remous

En attendant, l’annonce du lancement de cette expérimentation n’a pas été sans provoquer des levées de quelques boucliers, y compris chez certaines épouses de sous-mariniers, manifestement peu enthousiastes à l’idée de voir leurs maris enfermés avec quelques femmes pendant plus de deux mois. A l’EMM, où l’on s’attendait évidemment à ces remous, on tempère : « C’est un milieu masculin depuis un siècle et très sanctuarisé depuis la mise en place de la dissuasion il y a quarante ans. Il est donc normal que cette annonce secoue un peu le cocotier. Mais il ne s’agit pas d’une révolution, c’est une évolution collective et les esprits vont s’y faire, dans 10 ou 15 ans il n’y paraitra plus ». Et l’état-major de rappeler que les mêmes critiques avaient surgi dans les années 90 lorsque la Marine nationale a commencé à féminiser ses bâtiments de surface. On se rappelle que les premières femmes arrivées sur les porte-avions de l’époque ont provoqué des cris d’effroi. Elles sont aujourd’hui 250 sur le Charles de Gaulle et cela ne pose plus de problème à personne. Car l‘Ecole navale leur a ouvert ses portes en 1992 et, depuis, officiers ou non, les « marinettes » ont fait leurs preuves, du pont aux machines et des armes aux aéronefs. Certaines commandent des bâtiments, d’autres sont devenues pilote et même amiral, ce qui était impensable il y a quelques décennies. Certes, les sous-marins sont un milieu très complexe et particulier, mais c’est précisément pour cette raison que la Marine nationale veut mener une expérimentation afin de voir si, ici comme ailleurs, la féminisation est possible.  

(© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

(© MER ET MARINE – JEAN-LOUIS VENNE)

D’autres exemples à l’étranger

La France n’est en tous cas pas la première à lancer cette initiative. Les Etats-Unisse sont jetés à l’eau dès 2010 et le Royaume-Uni a annoncé une mesure similaire l’an dernier, les premiers sous-mariniers féminins britanniques étant actuellement en cours de formation. Le retour d’expérience est donc très limité même si, dans d’autres marines occidentale, des équipages de sous-marins sont déjà féminisés. Toutefois, il s’agit dans ces cas de bâtiments classiques et non d’unités à propulsion nucléaire, avec comme différence majeure de réaliser des navigations à la « petite semaine », assorties d’escales régulières, permettant de mieux appréhender l’intégration de femmes à bord. 

article “Mers et Marines”

Bulletin “SILLAGES” N° 234 du 1er trimestre 2014

April 17, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

Sillages N° 234-2014166Sillages N° 234-2014166Sillages N° 234-2014167 

Remise de diplômes à la PMM”QM Jousseaume” des Sables d’Olonne

April 17, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

Remise diplomes PMM 2014

Ils étaient trente, fin  septembre, à la préparation militaire de la Marine nationale (PMM) « Quartier-Maître Clovis JOUSSEAUME » des Sables d’Olonne, ouverte aux jeunes de 16 à 25 ans. Après quinze samedis de formation, une semaine bloquée à Brest et des cérémonies patriotiques et une participation aux journées Vendée Défense aux Vendée Space, les 24 volontaires restant ont reçu leur insigne, des mains des autorités militaires, du contre-amiral LECHAT et du capitaine de vaisseau Thierry ROUSSEAU accompagnés de Madame Brigitte TESSON 1ère adjointe des Sables d’Olonne, de Monsieur Yvan KERVENKA conseiller municipal, des présidents des AMMAC de Vendée et du CIRFA Marine de La Rochelle, sur le parvis de l’hôtel de ville.

L’allocution du capitaine de corvette Jean-Gilles FOSTY, commandant le centre, fit partager à l’assemblée la vie des jeunes stagiaires durant cette période ainsi que les nombreuses activités lors de la semaine à Brest. La cérémonie se poursuivie par la remise des diplômes et de prix pour les 8 meilleurs. Le major de la promotion termine avec la moyenne de 18,95. Tous garderont un excellent souvenir de cette période et des moments passés ensemble, certains d’entre eux envisagent de s’engager ou de devenir réservistes.

Ils étaient trente, fin septembre, à la préparation militaire de la Marine nationale (PMM) ouverte aux jeunes de 16 à 23 ans. Les premières contraintes de cette immersion dans le monde militaire, la coupe de cheveux des garçons, l’absence de maquillage pour les filles, le port de l’uniforme et, surtout, la suppression du téléphone portable ont eu raison de six d’entre eux.

Après quinze samedis de formation, une semaine bloquée à Brest et des cérémonies patriotiques, les 24 volontaires ont reçu leur insigne, samedi, sur le parvis de l’hôtel de ville. Certains d’entre eux envisagent de s’engager.

Antoine Marinescu, major de la promotion, en terminale S à La Roche-sur-Yon, s’est inscrit comme réserviste cet été : « Je n’envisage pas l’armée, mais mon objectif est un poste de commandement dans la Marine marchande. » En seconde position, Jennifer Dauvillee, en terminale scientifique, également réserviste cet été, voit plus loin et souhaite « devenir pilote de chasse par le biais d’Eopan, Élèves officiers pilotes aéronautiques. Je vais passer les tests pour la rentrée prochaine ».

Jean-Gilles Fosty, capitaine de corvette et responsable de la PMM, quitte l’encadrement après sept ans de service. Son successeur n’est pas encore connu.

 

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Remise des diplômes aux stagiaires de la PMM des Sables 2013 2014 OF

Où est le ministre de la Mer…?

April 03, 2014 By: Jack Category: Uncategorized

 

 

Gouvernement Valls : le Cluster demande “où est la mer”?

03/04/2014

 

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A la suite de l’annonce, dans la matinée d’hier, de la composition du gouvernement Valls, le Cluster maritime français a immédiatement réagi sur l’absence de ministère de la mer. Dans une tribune, l’organisation s’inquiète de cette nouvelle situation et tout en rappelant l’importance de l’économie maritime en France, espère la n…

A la suite de l’annonce, dans la matinée d’hier, de la composition du gouvernement Valls, le Cluster maritime français a immédiatement réagi sur l’absence de ministère de la mer. Dans une tribune, l’organisation s’inquiète de cette nouvelle situation et tout en rappelant l’importance de l’économie maritime en France, espère la nomination d’un secrétaire d’Etat ou d’un ministre délégué.

 

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“A la lecture de la composition du gouvernement en l’état, et au nom de la communauté maritime française, le Cluster Maritime Français s’étonne (et le mot est faible !) de l’absence, une fois de plus, du mot « MER » !

Il est plus que temps, à l’ère de la maritimisation du monde, que l’Etat non seulement montre qu’il a compris que ce grand et dynamique secteur de notre économie est l’un des atouts majeurs pour l’avenir de notre pays avec ses 305 000 emplois directs, ses 65 milliards de valeur de production, ses professionnels reconnus partout dans le monde, sa résilience à la crise en Europe, ses conquêtes à l’international, ses acteurs à la pointe de nombre de combats aussi bien sur le plan du développement durable que de l’emploi, ses leaders engagés dans l’émergence des grandes filières du futur (des Energies Marines Renouvelables aux grands fonds marins en passant par les biotechnologies)…

Le CMF – qui a su résister au découragement malgré les nombreux retards dans les décisions essentielles dont la France maritime a besoin plus que jamais, et qui reste fondamentalement attaché à un dialogue permanent, ferme et constructif avec les Autorités de notre pays – a du mal à comprendre, et n’accepte pas, que la mer soit absente des priorités affichées au moment où est publiée la première liste de ministres du gouvernement Valls.

Fidèle à sa position constante et bien connue, fondée sur la nécessité de l’existence à la fois d’un niveau interministériel fort (Secrétaire Général de la Mer membre du Cabinet du Premier Ministre) ET d’un Ministre fort officiellement en charge de la mer, le Cluster espère qu’une correction sera apportée très prochainement.

Une solution pourrait être l’annonce d’un Ministère délégué ou d’un Secrétariat d’Etat « plein », politiquement fort, et disposant des moyens lui permettant de mener une véritable politique maritime. Dans cet esprit il rappelle le soutien qu’il avait apporté, lors de la constitution du premier gouvernement Ayrault, à la décision – éphémère hélas – de créer un ministère « de l’économie maritime ». Mais le plus important est naturellement que le ministre « en charge » dispose de l’autorité voulue tant sur les services qu’au sein du gouvernement lui-même, lui permettant de prendre ou de faire appliquer enfin (et au moins) les décisions régaliennes urgentes dont les professionnels maritimes français ont besoin pour avancer et faire gagner notre pays (piraterie, ravitaillement de la France en produits énergétiques, simplifications administratives pour les EMR, plus grande lisibilité dans les dispositions réglementaires et légales, sans oublier les nombreux dossiers particuliers inexplicablement en souffrance)”.

 
 

 

Article “Mers et Marines”